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10/03/2009

Prière de tolérance (VOLTAIRE 1763 )

1 )Voir également rubrique  mondialisation /écologie:

crise financière = crise éthique = crise spirituelle

 

 

 

·         AUTEUR : Voltaire (1694-1778) exilé en Angleterre (censure). Un des philosophes les plus actifs de son temps. Il a fréquenté Frédérique 2, roi de Prusse. Ses cendres sont au Panthéon. Principales oeuvres : Zadig, Candide, Micromégas pour les contes philosophiques et des essais tels que essai sur les moeurs.

·         ŒUVRE : Traité sur la tolérance est un essai philosophique (1763)                               Dans lequel Voltaire développe ses idées contre le fanatisme et la persécution.

·         à Ce texte aura donc en 2010….. Bientôt 350 ans…….

·         EXTRAIT : C’est un extrait du chapitre 23. Texte qui a la forme d’une prière en apparence, sachant que Voltaire est déiste cette prière est détournée est s’adresse non pas à Dieu mais aux hommes. C’est un appel à la tolérance entre les hommes. Il montre que les pratiques ou les rites religieux sont des sources de conflits entre les hommes. Voltaire appelle à la liberté dans la pratique de la religion ce qui rejoint son déisme.

LECTURE DU TEXTE

      Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui a tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; que toutes ces petites nuances qui distinguent les atomes appelés hommes ne soient pas des signaux de haine et de persécution ; que ceux qui allument des cierges en plein midi pour te célébrer supportent ceux qui se contentent de la lumière de ton soleil ; que ceux qui couvrent leur robe d’une toile blanche pour dire qu’il faut t’aimer ne détestent pas ceux qui disent la même chose sous un manteau de laine noire ; qu’il soit égal de t’adorer dans un jargon formé d’une ancienne langue, ou dans un jargon plus nouveau ; que ceux dont l’habit est teint en rouge ou en violet, qui dominent sur une petite parcelle d’un petit tas de boue de ce monde, et qui possèdent quelques fragments arrondis d’un certain métal, jouissent sans orgueil de ce qu’ils appellent grandeur et richesse, et que les autres les voient sans envie : car tu sais qu’il n’y a dans ces vanités ni envier, ni de quoi s’enorgueillir.

      Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères ! Qu’ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes, comme ils ont en exécration le brigandage qui ravit par la force le fruit du travail et de l’industrie paisible ! Si les fléaux de la guerre sont inévitables, ne nous haïssons pas, ne nous déchirons pas les uns les autres dans le sein de la paix, et employons l’instant de notre existence à bénir également en mille langages divers, depuis Siam jusqu'à la Californie, ta bonté qui nous a donné cet instant.

Voltaire, Traité sur la tolérance, Chapitre XXIII

EN fait Voltaire ne s’adresse pas à Dieu mais en réalité de façon détournée aux hommes intolérants

 

05/03/2009

Petit essai sur l’altérité... «acquisition culturellement acquise et non innée»

 

  «   Brut de culture », "              ou...

 

 "Ou moi ou l'autre" ou bien " Et moi ET l'autre" ?

 

Avons-nous bien « com-pris », qu’avant d’avoir conscience

Nous étions « Animal » et que nous le restons.

De nature animale puis de nature sociale,

Et puis finalement de nature spirituelle.

 

Pour survivre en Afrique, dans le rift africain

Il fallait recourir aux armes animales :

Dominer, supprimer et ce sans état d’âme.

C’était « OU lui OU moi », pour perpétuer la vie.

L’Animal ancestral peut toujours s’observer

Chez les jeunes enfants : j’arrache, je prends, je frappe,

Le dominé s’enfuit, réduit à l’allégeance.

Une minorité de ces petits humains

Emerge du primate, de l’inné primitif

Pour offrir- partager, créer le lien d’espèce

Qui fait la société. Certains vont même plus loin.

Ils aident, ils consolent parfois ils encouragent.

Comme leur père… ils feront référence pour leurs pairs,

Non pas comme oppresseurs mais comme bienfaiteurs.

Hasard évolutif ?

Ont-ils pris de l’avance Vers «  le propre de l’homme »,

Sur la voie du respect et de l’altérité ?

Non, toutes les traditions fournissent la réponse :

Ils ont été nourris à l’amour de leur mère,

De leur père, au respect de tous leurs autres  pairs,

Et pour ligne de mire l’espérance en la terre.

Pour les petits « suiveurs », il reste à installer

Par l’exemplarité, le « pas d’humanité »,

 Qui devrait…ne jamais revenir sur ses .pas…..

Mettre en veille l’égoïsme, comprendre puis appliquer

La loi d’altérité qui instruit désormais l’à venir culturel.

C’est le propre de l’HOMME de dire « ET moi ET lui ».

Maintenant, c’est ainsi qu’il en va de la vie

Pour qu’elle se perpétue.

Chance et contingences ont fait naître au hasard,

Certains en satiété d’autres en dénuement.

Cela n’est pas le fait de bienséance magique.

Peut-être les lois physiques de transcendance cosmique,

Qui de poussières d’étoiles en éléments chimiques,

Ont écrit la Conscience via les formes de vie

Qui se sont succédées en un milliard d’années,

Et dont l’Homme est  «l’esprit », prétendument sapiens ?

 

La chance n’existe plus,   seule EST « l’intelli-chance » .

       Seul nous reste le choix, de perpétuer l’Esprit

A travers les esprits, dans la diversité

De l’universalité de tout le genre vivant.

      Seul nous reste le choix de garantir la Vie

Dont nous sommes désormais les agents…. Insouciants .….

Inconscients pour certains, du tribut à payer

Au devoir d’être Humain : «  la Respons-Habilité.. »

 

La Science à mis en veille l’intuition spirituelle,

La Science est confisquée par une minorité,

Qui se voit d’excellence. Qui pense son pouvoir

Comme un don de naissance, alors que nous savons (*),

Qu’elle a bénéficié, de tout ce qu’il fallait,

Pour valider chez elle les potentialités,

Dont la majorité n’a pu bénéficier .

                                                 G.V.W

« Le troisième chimpanzé, essai sur l’évolution et l’avenir de l’animal humain » Le 22 janvier 2002. D’après : Jared Diamond,